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Carmentis

Resultaat

  • CollectieCollectie China
  • InventarisnummerV.1562
  • ObjectnaamGarneersel
  • GeografieProductieplaats: Volksrepubliek China (Azië > Oost-Azië)
  • Datering1735 / 1750
  • MateriaalPorselein (Aarde > Klei > Keramiek > Aardewerk)
  • TechniekFamille rose (Keramiek > Categorieën > Porselein > Chinese export > Famille)
  • EigenaarMusées Royaux d'Art et d'Histoire / Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis
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Beschrijving

En Chine, des séries de vases décoratifs - potiches et cornets - se plaçaient dans les salles de réception et sur les autels. Des séries analogues, dont les formes évoluèrent en dehors des influences européennes, furent tôt faites pour l’exportation, dans différentes tailles. Appelées “ garnitures de cheminées ”, elles comprenaient d’ordinaire cinq pièces, c’est-à-dire trois potiches et deux cornets.
En tant que garnitures de cheminées, et c’est le rôle qui leur fut le plus constamment dévolu en Europe, ces séries chinoises entraient en concurrence avec les garnitures de facture européenne. Au XVIIe siècle, ces dernières se composaient modestement de deux ou trois petits vases, mais devinrent ensuite des ensembles beaucoup plus prestigieux et envahissants, tandis que le manteau de cheminée se dépouillait de sa peinture décorative et de ses bas-reliefs. Et jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, qu’elles fussent orientales ou européennes, la faïence et la porcelaine régnèrent souverainement à cet endroit pour être relayées alors et jusqu’à nos jours par la pendule flanquée de deux candélabres.
En fait, le phénomène de la “ garniture de cheminée ” s’inscrit dans un cadre plus vaste. Depuis le XVIIe siècle en effet, l’habitude fut prise en Europe de garnir les intérieurs d’objets décoratifs comme bols, plats, vases et potiches. Réalisés d’abord en faïence de Delft pour la plupart, ils trouvèrent leur place non seulement sur les cheminées, mais aussi sur les armoires, sur les linteaux de porte et même parfois sur les ciels de lits. Dès leur diffusion en Europe dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les pièces décoratives en provenance de Chine et du Japon furent accueillies avec enthousiasme par la noblesse. De grandes collections se formèrent un peu partout, nécessitant la création d’un salon spécial : le cabinet de porcelaines. Ainsi, dès la fin du XVIIe siècle, les porcelaines orientales en vinrent-elles à orner non seulement les manteaux de cheminée, mais aussi les consoles ménagées sur toute la hauteur du lambris.