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Carmentis

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Momie avec masque en stuc doré
  • CollectionCollection Égypte
  • Numéro d'inventaireE.03975
  • Nom de l'objetMasque de momie
  • TitreMomie avec masque en stuc doré
  • CultureÉgyptienne
  • GéographieLieu de production: Égypte (Afrique > Afrique septentrionale)
    Lieu de découverte: Hawara (Afrique > Afrique septentrionale > Égypte > Haute-Égypte (région) > Al-Fayyum (gouvernorat))
  • Datation50 / 100
  • PériodePériode romaine (Égypte > Période gréco-romaine)
  • MatièreVerre, pâte de verre (Matière manufacturée > Minéral > Verre)
    Stuc (Matière manufacturée > Minéral > Plâtre)
  • TechniqueDorure (Techniques Générales)
  • DimensionsLongueur: 177 cm, Largeur: 59 cm, Hauteur: 29,4 cm
  • PropriétaireMusées Royaux d'Art et d'Histoire / Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis
  • Commande de photos
Description
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Momie avec masque en stuc doré
Momie, stuc doré, pâte de verre
Époque romaine, seconde moitié du 1er siècle ap. J.-C.
Hawara


Cette momie d’un homme âgé d’environ 20 ou 30 ans illustre bien la manière dont les coutumes funéraires égyptiennes sont influencées par les usages romains au début de notre ère.
La dorure du masque en stuc confère au défunt un statut divin, et rappelle l’ancienne conception égyptienne selon laquelle la chair des dieux est faite d’or. Le style n’est cependant plus pharaonique. Ainsi, le défunt porte un himation, et les mèches de cheveux qui en dépassent sont d’un style très grec. La disposition en losanges des fines bandelettes est également typique de la période romaine. Le décor de l’arrière du masque fait à nouveau référence à l’iconographie traditionnelle égyptienne. Une des scènes montre par exemple Osiris entre ses deux sœurs, Isis et Nephthys. Sous le masque, la tête de la momie est manquante.


Sous l’occupation romaine, ces momies jouaient certainement un rôle important dans le contexte du culte des ancêtres. A cette époque, les momies étaient souvent inhumées plusieurs années après le décès! Entretemps, elles étaient exposées afin de maintenir vivace le souvenir du défunt. C’est ainsi qu’elles ont souvent accumulé beaucoup de poussière et que leurs bandelettes ont été décolorées par le soleil. Par rapport aux périodes plus anciennes de l’histoire égyptienne, bien peu d’attention était consacrée à l’inhumation et à la tombe. De nouvelles conceptions de la mort engendrent d’autres rites funéraires.