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Cercueils d’Ousirmes et momie anonyme
  • CollectionCollection Égypte
  • Numéro d'inventaireE.05889
  • Nom de l'objetCercueil
  • TitreCercueils d’Ousirmes et momie anonyme
  • CultureÉgyptienne
  • GéographieLieu de production: Égypte (Afrique > Afrique septentrionale)
    Lieu de découverte: Thèbes (Diospolis Magna) (Afrique > Égypte antique)
  • Datationca. -747 / -525
  • PériodeBasse époque (Égypte)
  • MatièreBois (Végétal)
    Lin (Linum usitatissimum) (Végétal > Fibres > Fibre végétale)
  • TechniquePeinture sur stuc (Techniques Générales > Peinture)
  • DimensionsLongueur: 198 cm, Largeur: 64 cm, Hauteur: 66 cm
  • PropriétaireMusées Royaux d'Art et d'Histoire / Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis
  • Commande de photos
Description
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Cercueils d’Ousirmes et momie anonyme
Bois stuqué et peint, lin
Basse Époque, 25e ou 26e dynastie (vers 747-525 av. J.-C.)
Thèbes ouest


Le prêtre thébain Ousirmes, « portier du temple de Rê », fut inhumé dans un ensemble de trois cercueils momiformes dont deux sont conservés aux MRAH. Le cercueil extérieur est conservé au Musée Curtius de Liège.

Ousirmes porte une perruque bleue et jaune. Son visage est de couleur foncée, comme il se doit pour un homme. Le cercueil intérieur, partiellement repeint au XIXe siècle, imite un cartonnage multicolore. Le large pectoral sur la face extérieure du couvercle présente plusieurs rangées de pétales de fleurs. Le décor se répartit ensuite en six registres, séparés par des bandeaux évoquant des bandelettes de momie. Ils contiennent des colonnes de texte et des scènes mythologiques telles qu’Ousirmes vénérant Osiris ou le défunt en Osiris, posé sur un lit funéraire à têtes de lions. Le fond de la cuve du cercueil est décoré d’un pilier djed qui représente la colonne vertébrale d’Osiris, tandis que la déesse Nout occupe la surface intérieure du couvercle, telle le ciel surplombant le défunt.
La momie est couverte de deux couches de bandelettes. La couche inférieure, noircie par les produits d’embaumement, est celle d’origine. Les larges bandelettes intactes qui les recouvrent pourraient avoir été placées après une restauration.


À vrai dire, les cercueils et la momie ne formaient pas un ensemble au départ. Nous savons grâce à des études radiologiques effectuées en 1992 que le défunt est une femme et ne peut donc en aucun être le prêtre thébain Ousirmes ! En outre, les radiographies ont montré l’existence d’yeux factices. Or, ceux-ci étaient en usage à la 21e dynastie mais plus à l’époque du décès d’Ousirmes (25e ou 26e dynastie).