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Carmentis

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Planche de momie de Penmaât
  • CollectionCollection Égypte
  • Numéro d'inventaireE.06309
  • Nom de l'objetPlanche de momie
  • TitrePlanche de momie de Penmaât
  • CultureÉgyptienne
  • GéographieLieu de production: Égypte (Afrique > Afrique septentrionale)
    Lieu de découverte: Thèbes (Diospolis Magna) (Afrique > Égypte antique)
  • Datation-924 / -890
  • PériodeXXIIème dynastie (Égypte > Troisième période intermédiaire)
  • MatièreBois (Végétal)
  • TechniquePeinture sur stuc (Techniques Générales > Peinture)
  • DimensionsLongueur: 168,5 cm, Largeur: 45 cm, Hauteur: 7 cm
  • PropriétaireMusées Royaux d'Art et d'Histoire / Koninklijke Musea voor Kunst en Geschiedenis
  • Commande de photos
Description
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Planche de momie de Penmaât
Bois stuqué peint et verni
Troisième Période Intermédiaire, 22e dynastie, probablement Osorkon Ier (vers 924-890 av. J.-C.)
Thèbes ouest


La planche de momie du « père divin d’Amon-Rê, scribe du trésor d’Amon », Penmaât, est un véritable chef d’œuvre de l’art funéraire de la Troisième Période Intermédiaire. Le collier de multiples perles et fleurs de lotus est d’une finesse remarquable. En dessous, prennent place seize colonnes d’inscriptions : elles consistent en formules d’offrandes adressées aux dieux en l’honneur de Penmaât et de son père, Nespaherentyhat.

Les hiéroglyphes sont exécutés comme de véritables enluminures. Les couleurs ont été minutieusement choisies en fonction de leur symbolique. Ainsi, par exemple, Anubis ou le hiéroglyphe de l’eau sont peints en noir, couleur de l’Au-delà mais aussi du limon du Nil, source de fertilité et de renaissance. Le signe du placenta est vert, couleur de la croissance et de la naissance. Les ailes des oiseaux sont bleues par allusion au ciel. Quant à la couleur rouge, associée à la chaleur brûlante du soleil, elle est généralement liée aux notions de danger ou de souffrance. Ainsi, le moineau, considéré comme une créature néfaste, est peint en rouge…


Le texte de la planche de momie de Penmaât montre une particularité remarquable. Au sein des formules d’offrandes, les noms des dieux sont inscrits en sens inverse du reste du texte. Grâce à cette astuce graphique, les divinités font face au défunt qui, selon le texte, leur fait offrande, de la même manière que dieux et hommes se font face dans les scènes de culte des temples.